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dimanche 25 octobre 2020

Avoir 20 ans au 18


Eclaboussé des embruns d'éclats de tendresse
Je m'évade Boulevard de la Liberté
Où bruissent les rêves de mes jeunes années
Pour m'enivrer de lointains échos de liesse

S'y côtoient l'absence à soi-même comme au monde
Dans un curieux décor taillé pour le flemmard
Nourri de nuits blanches et de musiques noires
Moteurs de la paresse et de sa lente ronde

Pour troquer balafres contre états seconds 
L'on y met en lumière l'immortalité
Par le bel artifice de bougies bon marché
Simulacre de nos éphémères illusions

Imposteur ou mythomane, toute honte bue
Jeunesse n'est jamais que suicide avorté
Coeur des faux semblants, sacre de la cécité
Où l'on se cherche en vain après s'être perdu  

Au numéro 18 dort la mélancolie
De cet âge qu'on dit à tort invulnérable
Temps de la vie où la mort est la plus palpable
Et d'un bonheur qui ne fut que supercherie

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