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jeudi 30 juillet 2020

La chanson du va-nu-pieds


 J’ai foulé l’herbe folle de bouquets d’orties

prisonniers des failles du macadam

Dans la fraîcheur des entrailles d’une Halle parisienne

J’ai roulé mes yeux saouls dans la foule ensuquée

D’un dimanche matin à l’heure du marché

Pour y chercher le réconfort d’un doux regard,

d’un geste aimable, d’une odeur familière

Puis j’ai fendu l’armure lorsque soupirant près de mon écuelle sans le sou

J’ai perçu le désespoir d’un chaton efflanqué, pustuleux, égaré, miaulant à la mort.

Le premier être croisé ce matin-là

Et dont le regard de pierre de lune et de bois tendre

Ne me sembla pas juger l’autre.

Deux billes d’espoir, deux intenses fleurs de l’âme !

Je lui fis signe, il eut alors ce mouvement bref

Comme s’il opinait du chef, hésita

Puis vint se blottir contre moi

Et bien au chaud, soupira son bonheur.

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