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samedi 31 octobre 2020

Un vendredi 13 à Paris


Solidaire est la crevasse d'où les vies fanées
Renaissent puis revivent dans un souffle, un râle, 
Ramènent la joie dans nos coeurs vides et pâles,
Y Font le Paris de la fête retrouvée

Chantons ensemble la complainte jamais tue
De tous les invisibles indivisibles
Indéfectibles porte-voix de l’indicible
Tous solidaires dans la rue des pas perdus

 
Du vague à l’âme, retrouvons les accords majeurs
De l’hymne en vogue qui ravivera la flamme
Rebondira follement sur le macadam
Une lame de fond pour endiguer la peur
 

Fouillons comme le chien affamé le refrain
Comme Icare et ses ailes brûlées par le jour
Entre les notes, trouvons le véritable amour
Faisons des mots les grands remèdes pour demain

jeudi 29 octobre 2020

Oraison Kamikaze


J’attends sereinement tout au bout de la nuit
Au sommet de ma tour le fin mot de la vie
Grand échalas sur le point d’être désossé
Je suis la grand-voile d’un navire à quai
Offert et soumis aux quatre vents de la ville
Qui exhale de ses entrailles un souffle indocile
Comme les émanations d’un ventre brûlant
Des effluves qui m’enveloppent en caressant
Mes jambes décharnées au-dessus d’un néant
Indicible et noir comme le fonds de l’océan.
Des profondeurs que je ne peux qu’imaginer.
Je suis l’invertébré sur le point de sombrer
Présentable, affutée purifiée, ma conscience
Au soleil translucide y faisant allégeance
Affûte l’oraison, aiguise l’épitaphe
Comme la pierre à fusil ou l’extrême soif

 

Aux prémices de l’aube le couperet va tomber

Dès le premier rayon, je vais m’abandonner

 

Chaque nouvelle aube recréant l’illusion
Que le jour ne serait qu'un mur d’aberration
Renforçant l’aura glauque de la cité béante
Engluée de sinistres visions qui me hantent.
La lente intrusion de la lumière du jour
Pareille au vol paresseux du charmant vautour
Seule saura rendre son lustre d’antan
A cette parade flétrie de vieux charlatan.
Lascive et provocante, en taille et en couleur
L’aube attentera clairement à ma pudeur.
Les secondes filent et tissent habilement le décor
Du cocon originel de mon âge d’or
Dont chaque zone d’ombre est tâche de naissance
Qui fait tristement écho à ma douce enfance.
Moi qui ne l’ai jamais rêvé que tendrement
Voilà le chant du coq quelque part au-devant

 

Moiteur suffocante d’une serre tropicale
Où toute vie étend son règne abyssal

 

S’élevant par-delà les cimes du lointain
Des cheminées exhalant du petit matin
Les odeurs du pain grillé, du café serré
Et les relents appétissants de la veillée
Un passereau file dans le ciel rougeâtre.
Les feuilles de l’hiver se consument dans l’âtre
Face à la forêt qui s’étend à l’infini
Il s’est enfin hâté le printemps étourdi.
S'élèvent des bois en pleine métamorphose
Traînées de semences qui me sont toute chose
Alors qu’un rai de lumière arrive de l’est
Et caressera bientôt mes chevilles lestes.
Va-t-on s’entredévorer ? Je ferme les yeux
Qu’est-ce qui saurait expliquer cette mise à feu
La combustion spontanée qui va s'élancer
Vers le ciel. Avec des séquelles. Ô je le sais

 

Le combat se perdrait pendant l’hymne enjôleur
Perché sur le toit quand guerrière est l’humeur
 
Que m’inspire donc la frayeur de l’inconnu ?
Je m'en vais tordre le cou aux idées reçues
Mordre le soleil au cœur. Le regarder se soumettre
Lui déchiqueter la flamme de tout mon être
A l’effroyable boule de feu résister
De mes plaies ouvertes, de mes chairs disloquées
Que l’astre me traverse et je serai là
Qu’il m’enveloppe et je poursuivrai le combat
Après tout, je serai révélé par l’idée
Qu’on m'aura menti toutes ces longues années.
Contemplant ce spectacle inouï d’éternité
Je verserai ma larme avant de murmurer
« Que cette aurore vaudra commencement
Celui de me savoir encore et bien vivant
J’en prends acte, fais table rase de mon passé
La beauté de l’instant fera tout oublier »

 

Mise à mort rembobinée par les corrompus

Pour effacer l’âge qu’on n’aura bientôt plus

 

Pour les vampires les légendes sont cruelles

Car ici point jamais d’êtres surnaturels

Famille comme vous et moi de gens ignorants

Repliés sur eux-mêmes depuis la nuit des temps

Par le mensonge du sang des vies avilies

Ayant payé de l’obscurité le prix

Certes des criminels mais victimes impuissantes

De la pire des méprises, la plus infamante :

 

On leur cache depuis toujours la vérité

Leur appartenance à la belle humanité

20 juin 1993

  

Dans l’étroit réduit noyé de vague pénombre
Brûlaient deux mégots, pareils à tâches solaires,
Etirant leurs reflets sur l’écran de poussière
Qui projetait sur les murs incertains nos ombres.

C’était notre étendard, notre obsession féconde 
Trouver le fin mot d’un rêve de club video
Révélation d’une chambre aux noirs idéaux :
La guerre pour la vingt-cinquième image seconde.

De cet excitant voyage au bout de la nuit
Dont le picotement propre à la mitraillette
Nous violaçait les joues, irisait les pommettes,
L’on revenait transformé, exsangue et réjoui.

 

Rampant jusqu’aux premières lueurs du jour
Nos rêves de jeunesse, en phase avec nos vies
Se consumèrent de cette folle énergie
Au rythme d’un soleil alangui, de velours.

 

Mais Cédric hélas n’aura jamais eu 20 ans
Il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps

 

Funeste présage de désolation,
Il fut fauché en revenant vers le sanctuaire
Chargé de son fardeau d’images délétères
Après une soirée de désintégration.

 

Ironie du sort, l’impression de déjà vu
De ces clichés transportés annonçait l’exil 
En ralliant le dépôt des passions juvéniles.
Le négatif, la caméra, avaient-ils su ?

 

Car Cédric prophétisa la route et le sang
Ses dangers mortels quand il ne conduisait pas
Certain qu’une embardée le mènerait à trépas
Au point qu’il en avait conçu son testament.

 

Chez lui persistait une âcre odeur de café
Le parfum d’un fantôme à l’infinie tristesse
De se regarder s’éteindre avec sa jeunesse
L’image renversée devint réalité

 

Son nom c’était Guiguen grand et fort comme un chêne
Et moi le roseau chanceux resté sur la scène
Les meilleurs d’entre nous s’en iraient les premiers
De ce que j’ai vécu rien ne fut aussi vrai.

 

Parfois je guette la tornade au bord du ciel
Imagine qu’elle m’emporte au loin sous son aile
Et nous fait nous retrouver dans ce local
Où nos cœurs exultaient sur un écran sale.

mardi 27 octobre 2020

Interne


Ca dressait le tableau, mettait la chair de poule
La sirène hurlant toujours à la fin des cours
Le cri d’une éviscérée à vous rendre sourd
C’était aussi le signal pour trier la foule
Dispersion de la population carcérale
Secrète application d’ordre ou de loi martiale.
Chacun retournait après les cours au formol
De son chez soi pour les câlins et le goûter
Ne traînant jamais une fois la nuit tombée.
Nous, internes, restions dans l’enceinte de l’école
Tristes figurants d’un film de Christopher Lee
Semblables au vol de noires chauves-souris
L’internat n’attirait pas que les moins douillets
Ses dangers sous la surface, le monstre invisible
C’était son monde souterrain qui fascinait 
Ses bas instincts et autres postures risibles
Failles révélées de l’incorrigible humain
Du pire à venir pour les hommes de demain
C’est tout au bout de ce gris et long couloir
Que se muraient les âmes piégées d’un purgatoire
Un long corridor parsemé de cauchemars
D’infâmes cloaques pareils à des mangeoires
Isolés par des rideaux aux tringles usées
Cache-misère d’inavouables secrets.
Puis venait la guerre et son lot de meurtrissures
Dans l’abattoir où le crime est toujours à l’heure
Des immuables lois présidant à l’horreur
Faisant pactiser la cruauté, l’imposture
Juste avant minuit pour y sacrer le plus fort
Et célébrer à tout jamais le matamore.
Quand le souffre-douleur manie l’évitement
L’art subtil de la parade ou de l’enfumage
Où tous les moyens sont bons pour fuir le carnage
Les bourreaux torturent avec acharnement
Livrant à toutes les formes d’humiliation
Ce que nous fumes : des cibles de prédilection.
L’intuition ne me permit pas d’anticiper
D’élaborer des réponses appropriées
Au bizutage dont l’odeur était arrivée
Jusqu’à mes narines insensibilisées
Par le froid sec sans que je puisse soupçonner
Que si brutalement le sort en fut scellé :
Sorti de mon sommeil en plein cœur de la nuit
Le rituel, selon ses règles fut administré,
Injuste, impromptu, déséquilibré,
Par une dizaine d’assaillants aguerris
Qui me traînèrent déchaînés jusqu’à la douche
Où naquit l’âpre goût de mon sang dans la bouche.
Le chaos qui suivit laissa chacun sans voix
Car de cette obstination, de l’injustice ressentie
Résulta le geste d’abandon, de dépit
Conduisant à m’entailler profondément l’avant-bras
Ainsi, les tranchées me devinrent familières :
De ma chair tendre et faible d’où jaillissait
De sang jeune et chaud l’incontrôlable jeiser
Naquit la plaie béante sur la baie vitrée
La cicatrice est parfois chemin de salut
Le tatouage pour entrer dans un nouvel âge
Trêve des braves par le rite de passage
Devenant la voie rédemptrice inattendue
Pour étancher toute soif de reconnaissance
Il faut se nimber de mystères frelatés
Qui vous achètent respect et tranquillité
Taisent la souffrance, font reines les apparences
Au héros balafré il manquait le costume
Pour être ton sur ton, pour être à la bonne heure
Je couvris mes murs d'affiches de films d'horreur
Habillai mon box d’un maquillage posthume
Et la famille devint celle qu’on se fabrique
Soudée comme les disparus de Saint-Agil
Par le ciment frais de la loi du plus fragile
Pour accoucher d’un grand récit mythologique

Parti pour jamais plus !


C’est de l’intérieur que s’alluma la lumière !
Permettez-moi de vous restituer la genèse
De mon ardente passion pour la boxe anglaise :
Tombé dans la nuit sous le charme d’Hearns-Hagler
Début d'un lent processus de maturation
Dans les coursives de la catégorie reine
Pour en saisir le mystère, l’aura surhumaine
Au fil d’une délectable dévoration.
 
Et c’est au milieu d’une de ces nuits d’antan
Que de l’apogée de ma tendre adolescence
Je vécus le drame intime de mes seize ans 
Dont le souvenir est resté une souffrance :
Je me réveille en pleine nuit avec fracas
Et me revois, hypnotisé, me laissant guider
Par une lumière au bout du couloir étroit
Jusqu’à l’écran de télévision allumé.
 
Un de ces combats en direct de Las Vegas
En homme de coin, affalé sur le divan
Je guettai la chute, le faux pas du combattant
Qui n’avait jamais condamné par contumace
Défense de titre d’un certain Jason Kidd
Pour qui le Clean Sheet valut tous les nirvanas
Toujours invincible après 40 combats
De la race de ces champions qui intimident
 
Un phare pour des milliers d’âmes égarées !
Par un de ces soirs d’automne, humide et glacial
Si son effigie venait à se fissurer
Sans prévenir, sur un coup du sort, radical
Les maux du monde franchiraient alors les digues
Accrochant leurs toiles visqueuses, furieusement
Noyant les espoirs nourris par ce fils prodigue
A nos plafonds pourris. Irréversiblement.
 
La bouche entrouverte et l’immense douleur tue,
Jason Kidd encaissa un terrible crochet.
Pour la première fois l’idole vacillait
Ses jambes en tremblèrent, ne le portèrent plus.
D’un bout à l’autre les arcades fissurées
Invaincu jusqu’à ce soir, il chercha de l’air
Méconnaissable, chahuté dans les vents contraires 
Espoirs hachés menus par la fatalité
 
Pris dans les cordes, Jason Kidd avait succombé
Aux ravages d’une hémorragie cérébrale
Coup venu de nulle part et qui lui fut fatal
Comme au sommeil dont je parvins à m’extirper
Je sursautai quand la porte d’entrée s’ouvrit
Pénétrée jusqu’aux os par une fine ondée
Qui tombait depuis un temps indéterminé
C’était ma mère, creusée sous ses haillons de nuit
 
Je lus dans ses yeux rouges la peur et la fièvre
« Mais tu ne dormais pas ? Je te croyais au lit
La Blue Bird a disparu. Papa est parti »
Le visage en lambeaux, ses vains maux sur les lèvres
Je mis très longtemps pour réaliser, comprendre
Ma mère comptait en silence les secondes
Qui précédait l’écroulement de notre monde
Ce que, sonné, je refusai d’abord d’entendre
 
La vie n’est que parfaite épure du Noble art
Fait de vous le guerrier ou le roi de l’esquive
Ses vénéneux pistons et ses coups de boutoir
Vous préparent au pire, à toutes les dérives
Mais ne prémunit pas contre l’inacceptable
Jusqu’au dernier round, quand la cloche aura sonné
Il faut savoir encaisser puis se relever
C’est la loi universelle, du genre implacable.

dimanche 25 octobre 2020

Une partie de cache-cache

Des morceaux de carton souillés ici et là
Tremblent et dansent dans le faisceau lumineux
Mon innocente main éclaire les gravats
Du vaste parking souterrain sonnant le creux.
Je m'attarde au plafond vers d'effrayants tuyaux
Autant de suintantes canalisations
D'où s'échappent d'énigmatiques trémolos
Amplifiant l'écho de ma respiration.
Faisant étinceler une folle carcasse
A la cuirasse fendue, aux fauteuils troués,
Ma jeune âme entrevoit dans un éclair fugace,
Sous un amas confus de vieux ressorts rouillés,
Découpée dans la taule, une trappe secrète,  
Et son espace confiné, poussiéreux, sale,
L'apocalypse en son insolite cachette !
Un illuminé vivrait-il dans ce bocal ? 
J'y projette alors la promesse d'abandon
Par-delà cette bouche étroite, jusqu'au tréfonds,
Lorsque le bruit de pas nerveux et rapprochés
Résonne quelque part, secoue l'obscurité
Ma petite main tremble. Je suis tétanisé.
J'oriente, silencieux, ma lampe, le souffle coupé.
Les pas s'arrêtent, Mes yeux s'emplissent de terreur
Et de sanglots noyant mes tâches de rousseur.
D'autant plus effrayant qu'il n'a plus rien d'humain,
Un cerbère entré dans ma lumière, à l'arrêt,
Exhibant l'oeil noir et sans âme du requin,
Me toise fixement, avec férocité.
Sous son collier à pointes. Le terrifiant molosse
Se jette soudain, carnassier, tous crocs dehors,
Bave écumante, à coups de grognements féroces,
A ma gorge, à ma jeunesse en plein essor. 
Echappant in extremis au destin atroce
Promis par le chien trop massif pour se glisser
Dans le trou de souris au fond du vieux carrosse,
Je suis sauf, l'espace d'un instant, soulagé
Puis je repense à la partie de cache-cache
Et prie pour ma petite soeur dissimulée
Ou pas dans quelque recoin. Du deuil à la tâche 
Je fais l'apprentissage. Je suis un rescapé.

Avoir 20 ans au 18


Eclaboussé des embruns d'éclats de tendresse
Je m'évade Boulevard de la Liberté
Où bruissent les rêves de mes jeunes années
Pour m'enivrer de lointains échos de liesse

S'y côtoient l'absence à soi-même comme au monde
Dans un curieux décor taillé pour le flemmard
Nourri de nuits blanches et de musiques noires
Moteurs de la paresse et de sa lente ronde

Pour troquer balafres contre états seconds 
L'on y met en lumière l'immortalité
Par le bel artifice de bougies bon marché
Simulacre de nos éphémères illusions

Imposteur ou mythomane, toute honte bue
Jeunesse n'est jamais que suicide avorté
Coeur des faux semblants, sacre de la cécité
Où l'on se cherche en vain après s'être perdu  

Au numéro 18 dort la mélancolie
De cet âge qu'on dit à tort invulnérable
Temps de la vie où la mort est la plus palpable
Et d'un bonheur qui ne fut que supercherie

Sous une rue pavée du Vieux Lille


Dans l'esprit malade, ivre de célébrations
Se fixe le grand soir, ses illuminations !
Sous une voûte aux briques écarlates
L'invisible alambic instille le mensonge
Tire les ficelles et parodie le songe
Où l'âme rétrécit quand l'homme se dilate

Les accents jazzy des barrissements étranges
Forment l'écume submergeant les vains échanges
La saison des amours vit des échos du brame
Alors que s'enroule à faire fondre la banquise
Le chasseur au pas souple autour de sa promise
Pour apprivoiser du bout de ses bois la dame

L'acrobate aux fins d'aimanter sa partenaire
Tisse un nuage volatile de poussière
Rituel adroit pour l'attirer dans sa lumière,
Désorienter la particule élémentaire !
L'on célèbre ainsi le règne des éphémères
Ces mortels du dessous qui ne sont pas d'hier

Mais du moment présent
de l'instant suspendu
Sans cesse y poursuivant
leur quête d'absolu

samedi 24 octobre 2020

Aux âmes seules


Refusant de voir venir le matin blafard
Dans la rue sale aux vies roses, le bar du virage
Convie les âmes seules à coups de vains présages
D'appâts agités su la ligne de départ

Dans ce temple profane aux nubiles idoles
Perpétuant le sabbat et la farandole
Les volutes de fumée sont à la parole
ce qu'instants d'éternité sont au protocole 

Mon esprit poisseux d'où s'égouttent mes regards
Sur ton ventre paresseux qui me dévisage
Terre de convoitise aux doux et fous rivages
Refrène d'orgiaques ébauches sous le fard

Au sang chaud du fort qui distille son alcool
S'oppose le faible et sa prude banderole
Qu'il exhibe comme le fou sa camisole
Ou l'ange l'étiquette sur son auréole

Le hasard tu provoques, c'est chez toi tout un art
D'une moue explicite, sensuelle, sans âge,
Ta bouche entrouverte expire enfin son adage :
'"Je cherche l'âme soeur  pour chasser le cafard"

Hôtel de l'air


Ô Douala, tendre et belle cité rebelle
Apparition spectrale ou foire aux immortels
Vertige d’un passé qui de vie à trépas
Est comme la caresse du chat angora 
 

Ancien aéroport, l ‘esprit d’un quartier
Du confluent des airs est le deuil assumé
Piscine abandonnée, villa de cauchemar
Où flotte le présent et sa mort de polar

 

De sa fière allure l’arbre du voyageur
Posa vers ton berceau tel le Créateur
Son regard bienveillant sur le bois rouge et gris
Et sur ta peau brûlante un soleil assoupi

 

« Pour leurrer la chaleur, glacez l’Isenbeck ! »
Entendit la mangue en bombardant le deck
Espérant trouver auprès d’une balle bleue
Près du jardin d’éveil la vraie vie à deux

 

Saison des chimères, de passage et du gîte
D’illusoires promesses aux étranges rites
Tu guettais du coin de l’œil la pluie des sept jours 
Ombrageuse et légendaire histoire d’amour

Tutu

  -Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...