Nombre total de pages vues

dimanche 20 juin 2021

La fatigue de mai 1991

De bonne heure

En ce matin morne

Je lorgne hors les murs

Par la meurtrière

Et je fais le borgne

En fixant l'horizon :

Un bonheur y chasserait l'autre.

La sombre forêt paraît-il m'écoute

puis me répond, se parant

Des échos de la nuit dernière.

Le fonds de l'air est frais

La lumière rasante

Le silence parfaitement enveloppant

Comme ce fameux jour,

Cette fameuse aube,

Trente ans plus tôt déjà.

La fatigue de mai 1991.


samedi 5 juin 2021

Depuis toi

Naître roi pour personne, en subir l'amer dédain

N'être rien d'autre pour soi que blessure sous seing privé  

S'assoupir sous le hêtre, soupirer près de l'âtre,

Bref s'oublier ! Enfin s'écrier "Et moi, et moi, et moi ?" 

En se pressant vers la source claire, en s'y penchant

Y prêcher l'amour propre, son émoi fantastique

Ma soif est d'or, qu'elle soit mon guide

Soyons fort, laissons choir nos digues 

Suis ton goût, ta foi hantée mais fuis l'égo

Ne t'endors pas près de ta laisse

Et refuse que le sommeil te gagne

Prédis que TON soleil t'élèvera

Sur les vastes chemins de Cocagne

Car cette lumière que tu devines,

Que tu pressens partout autour,

Dis-toi qu'elle éclaire depuis toi.


 

 

Tutu

  -Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...