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dimanche 28 novembre 2021

Âme et ricochets (Soul & Skip Stones) N'arrête jamais ton cinéma (Never stop putting on the show)

Discovered in a Club

Disco was over

Any Video Club was my country

Called it "Montevideo"

Just might count to three

Right away closed my eyes

And listened carefully

Waiting under the higher tree  

For my shining hour

Being there, Watching, 

Awaking into my new life

Aware and Breathing like a Sherpa

Breath here, live and let love

The movie 

All of them

Movida

More vida

Moved here

From the South West

To the (b)right place

All ways, one way 

Wings are mine

Climbing in the wind

Since I am yours   

From film to film

Lost souls bravery

Migrating upstream

Like a Sharp-eyed salmon

Left in your ears

therefore my love

Beyond skies here am I

Calling you

Hearing your whispering hope...


jeudi 25 novembre 2021

J'ai rarement...


A Casa, le soir, une porte s'entrouvrait

Au confins du quartier Palmiers

Un courant d'air, pensai-je alors

"C'est Jules, Jules Berry qui nous rend visite"

murmurait-il dans un souffle.

L'or brûlant de sa voix,

Bonté divine de son regard

Car Gérard aimait

Par dessus tout

La gouaille et le rire

De Suhescun à Cocody

Gérard aimant

Son Euskal Herria

De Christopher Lee à Marcel Carné

J'ai rarement dit cela,

Décelant, retenant après tout

Le noir, l'intense

de ses yeux de Jais

"Rubis Man"

Facétieux, bon,

Et puis fidèle

Et même fiable

Il était tout cela

Mon beau chêne centenaire de Galharria

Sous lequel je m'abrite en pensée

Pour ressentir 

Tous ces "je t'aime"

Rassemblés en mêlée  

Dans un seul homme.

Car de l'amour, il reçut, trop peut-être :

Visité le soir de sa naissance

Comme le petit Jésus blessé

Se mourant dans sa crèche 

Geais tombé du nid, sauvé par maman

Gaga de ce portrait craché,

Emprisonnant malgré elle

Son enfant prodigue 

Dans le paradis artificiel 

De son regard maternel,

Gérard, projection d'Augustine

Mais dans quel but ?

Réussir pour elle ? Par procuration ?

Ne joue-t-on pas la réussite en solitaire

Ornée de pierres précieuses de Madagascar ?

Comment disais-tu pour finir ?

"Vous danserez sur moi

Le soir de mes funérailles..."

Comme tu avais raison 

"J'aurais aimé qu'on le respecte plus"

Cette phrase de ta petite fille aînée résonne.

Mais je te porte à présent, Papa,

Comme elles nous porteront,

Pour que bout à bout, nos vies ne soient

Qu'un seul et même feu d'artifices !



jeudi 18 novembre 2021

D'Ispoure à Vélizy

"Vélizy les flots bleus"

Qu'il disait Joe

Avec ironie

Avec affection

J'ose entendre

Sa jolie voix qui murmure

"Viens ici, venez tous"

C'est ce qu'il voudrait,

"T'es pas tout seul, Joe" tendrement

Qu'on a chantonné tous en coeur 

Dans ses murs accrochés au ciel

Comme une seule main tendue

Repoussant la forêt

Vers son observatoire.

Nous autres, famille pour un jour,

Equipiers de l'azur,

Chatoyions

Autant que nous pûmes

Chancelons

Autant que nous sommes

Couchés sous la poussière

De l'appartement

Incrustée partout

Comme le sucre à la tasse,

Ou l'ivresse à nos sommets,

Et l'on tousse

Et l'on se réchauffe

Au récits des exploits d'antan 

De ces temps immémoriaux  

Vilesi dit-on

Villa Escoublen peut-être

Urcines pour sûr

Coin de chasse des têtes couronnées

Où la flambée des hêtres

S'étalonne à la couleur

Du bois de l'automne

Au chant des pies secrètes,

Des perruches du lotissement,

Sonnant leur tocsin,

Nos fins de partie,

Terminator au coeur,

Catharsis des endeuillés ! 

Joe nous rassemble

Un peu malgré lui

Un peu malgré nous

D'Ispoure à Vélizy 

Dans son port d'attaches, 

Le fameux des flots bleus,

Repère pour le nuage égaré,

Un salon du 11ème étage, 

Ce 14 novembre 2021.


 



mercredi 10 novembre 2021

Orange Mécanique

La violence ? Consubstantielle à l'humanité

Notre civilisation n'est qu'un vernis sec

qui craque, saute à la moindre contrariété

Le film nous dit qu'à tout prendre, mieux vaut vivre avec

Que de chercher à bousculer l'ordre des choses

Sa démonstration est radicale, fait scandale,

Le dit mieux que personne : peu importe la dose

Le remède est à coup sûr pire que le mal.

L'emprise mentale est au centre du propos 

Preuve en est ce final d'une force inouïe,

Le beau de retour aux oreilles du héros

Réinstalle la violence du monde en lui.

L'on imagine à son sourire ensorcelé

Qu'elle sera à la démesure du temps

De "dénaturation" qu'il aura enduré :

Décuplée, irrépressible, un déferlement !


samedi 6 novembre 2021

Cinéfêlé


Agité par le tonnerre et son bruit de tambour,

Louis est assis, en pyjama, dans la pénombre,

Jambes croisées, main droite mollement posée

Sur la moquette jonchée d'assiettes sales 

Et de vêtements en boule. Traits tirés,

Sommeil envolé depuis 2 jours,

Il scrute vaguement par la fenêtre.

Les ténèbres zébrés de quelques éclairs

réveillent dans le lointain

Son inquiétude,

Ses espérances.


En face, l'immeuble, désaffecté, bientôt détruit,

Ne s'illumine qu'en un point cardinal, 

un carré de lumière, découpé sur la façade

semble projeter sa lumière chirurgicale

Sur le parking en contrebas.

L'oeil placé dans la lunette,

Louis scrute, cherche, fouille.

A travers l'objectif, une silhouette féminine

Va et vient dans un épais rideau de fumée.

Un homme est entré. Ils s'attirent, s'enlacent.

Louis croit les reconnaître. Changer de point de vue,

Il ouvre la porte-fenêtre du balcon,

Se place contre la rambarde,

est aux premières loges. Mais il ploie

Sous la pluie qui le gifle de plus belle.

Il se penche, il veut savoir, encore une contorsion,

Sur la pointe des pieds,

Le corps tout de travers.


Sur l'écran de télévision dans son dos,

Au milieu du petit salon, le mot FIN

Vient de s'imprimer sur la fameuse façade

de l'immeuble quelque décennies plus tôt.

Celui qu'épie Louis, depuis son poste de vigie.

C'était donc ici que fut tourné

Le film de sa vie, la séquence finale, THE climax,

qui le fit tant de fois se sentir vivant.

En regardant mourir cet immeuble, ce décor de cinéma, 

il espère probablement un miracle,

Pouvoir s'incruster à son tour,

Tout en douceur,

Sur la pellicule.


Louis a basculé. Lentement ses mains glissent le long

Des barreaux trempés du balcon. De sa prison.

Il évalue maintenant la distance le séparant du sol.

Un nouveau film vient de commencer.

Bientôt la foule massée autour d'un corps désarticulé

Et le cordon sanitaire dressé par les ambulanciers.

Non loin, les ombres du lotissement se faufileront 

Dans les tâches immobiles de lumière artificielle,

résonnant des gloussements d'enfants amusés,

Une école buissonnière improvisée, la vie qui reprend 

Quand la pluie et l'orage se seront arrêtés.

Quelques heures avant la destruction de l'immeuble.

Que le sacrifice de Louis

N'empêchera pas.







  

Tutu

  -Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...