-Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ?
-Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ...
- Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute mais sans "tu tu"
- Sans chapeau pointu ?
Pendant que dans ma tête résonnait Tutu de Miles
7ème art. 7ème ciel. 7ème âge. 7ème oeil. 7ème continent. 7ème sens. 7ème jour. 7ème élément. 7ème étage après tout !
-Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ?
-Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ...
- Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute mais sans "tu tu"
- Sans chapeau pointu ?
Pendant que dans ma tête résonnait Tutu de Miles
C'était la grande Bouffe aux suicidés
Ci-gît " Peau du ventre bien tendue !"
Qu'ils ratiocinaient les vachards,
Indécrottables socios du commérage
Ô les mal embouchés
A la langue bien pendue
Et moi leur vache sacrée.
Je m'écriai, en m'asseyant,
soucieux mais sûr de mon poids
"je ne grossis plus, voyez-vous ?
je suis un petit pois"
Mais ces associés du diable
N'étaient jamais rassasiés
De me piquer la carcasse encore et encore
Toujours prêts pour l'assaut qui tue
L'after eight qui me finirait.
A peu près tout si l'on gage que d'un bout à l'autre,
De lui à moi, de Papy jusqu'après nous,
Une même lignée se fait jour,
Météorite familiale et sa longue traîne :
Ulysse serait multiple. Un beau jour
Il reviendra de son beau voyage
D'une traite à Laginaga Astue
Où une partie du tout a commencé
En feu d'artifices !
J'ai toujours pensé que la fatigue de mai 91 (né par hasard sur les lèvres de Mimi mais qui recouvre une réalité bien tangible) avait eu des effets collatéraux sur nos deux familles. tout ce que ne fut jamais dit, verbalisé.
Maman quittant papa à contrecoeur, au bout d'un long processus d'acharnement, un travail de sape peu commun. Contre-nature ? Suis-je Dieu pour penser modifier ainsi l'ordre des choses ?
L'épouse de PapyDem mit fin à ses jours pour refuser son départ. Quelque part durant cette année 1991. Un peu avant, un peu après.
Tout semble alors fragile, à vif, chacun y est brutalement maudit. L'on se cache la vérité. Déménager subtilement ? Faire le voyage - un aller simple - pour l'Autruche.
Le mythe d'Icare est enfin là. Ici, partout.
Alors quoi, que reste-t-il de ces amours ?
Sortir d'un cinéma
Pour retrouver ses esprits
Une fois dans la rue
Le retourner, le sertir,
de rubis cubiques
Revenu du futur
Avec un message pour Papa :
Depuis toutes ces années
Où tu n'es plus à mes côtés
C'est lui dire, c'est te dire,
Simplement trois choses.
Tu me manques
Ne te laisse pas faire
j'aurais aimé qu'on te respecte plus.
Mon cher papa,
Jadis pourfendeur des abysses,
De vos profondeurs m'entendez-vous ?
Moi qui d'Abesses à Combat
Sonne parfois le creux, le glas
De mes passions, glissant, las,
Sur les eaux immobiles de la Seine,
Me laissant porter,
Papillonant ici et là,
Passant sur ma peau lisse
Couleur anis la caresse
De ma paume humide et froide,
Jusqu'à parfois me pincer :
Suis-je encore vif ?
"Ho hisse, Ho Hisse"
Qui me parle ?
Ma voix intérieure, impérieuse.
Vite ! Prendre une longue inspiration,
Quitter la Fédération française
Des morts qui se pensent à tort vivants :
Chacun affamé dans son boyau
Comme à la foir'fouille
Cherche sa pitance du jour
Qui son rôti, qui sa saucisse,
Pour mieux faire l'autruche,
Pendant que je rêvasse et vous revois
Vous, Phénix de nos apnées d'antan,
M'entraînant dans les profondeurs
D'une piscine de Cocody
Où disiez-vous
L'on se sent revivre parbleu.
Tout un poème éponyme
D'amour anonyme.
Deux coeurs solitaires,
Une chasse à courre
Où l'on crie haro sur le baudet
Qui refusant les règles du jeu
S'est fait la malle.
Lui c'est Epo le Pottiok
Le Poney trotteur en cavale,
Déserteur de l'enfer des poilus,
L'autre, collé à ses basques,
C'est Onyx le clebs
Héros bavard de cette histoire.
Qui s'est lancé à ses trousses
Parce qu'épris d'Epo
Et qui lui chante à tue-tête
De revenir, lui trousse un sonnet d'amour
ouaf ouaf ouaaaaaf
D'amour. il est ici question.
Partout. Toujours.
Bruyamment.
Projetez-vous
Prenez votre essor
A l'eau jetez-vous
Refusez le sort
Au diable feu et douleur
Soyez doux
Mais avec avidité
Soyez à l'heure
Là est le secret d'être deux
Jeter à l'autre un regard
Jamais vide
Là sous le hêtre
Ici, maintenant,
Jouer sur du velours
Tout votre soûl
Jusqu'à plus soif
De nuit comme de jour
Aimez-vous à vous damner
Léon the rat
Echappé d'un laboratoire,
Rescapé d'un mall du futur,
L'aboyeur mimant ses mots neufs !
Te voilà, tiens...
Sous ton oeuf de pigeon, tes sutures
Comme après chaque chaque marron
Un char en sortie de mêlée
"Le Roi du Maul "qu'on t'appelait !
Puis l'on fêtait toujours ensemble,
"Olé", mais toi toujours
Tu t'esquivais, clinique, létal,
Depuis l'estrade et ses fameuses lattes
Jusqu'à l'hôtel De ville et son auberge
Tu détalais, digne, silencieux,
Pour mieux t'y dilater
Apaiser tes maux Léon
Jusqu'au matin suivant.
Papy Jean-Baptiste t'a-t-il revu dis ?
D'une guerre l'autre ?
2 doigts en moins,
5 fils plus tard.
C'était ton grand frère après tout
1 an à peine vous séparait.
Comme une goutte d'eau,
Une panne immense.
La main sur l'épaule des bas âges
Bien mis, dans la cour de l'école.
A un geste fragile et tendre
De vieillir ensemble, côte à côte
Et puis l'océan s'est glissé entre vous
Désormais c'est chacun son camp.
D'un côté de l'Atlantique
Pierrot, Paul, Albert, Joseph
Z'êtes partis z'êtes noyés peut-être
De l'autre Renée, Jeanne, Bernard, Jean-Baptiste
Z'êts restés, Z'êtes en deuil pour sûr
Famille ici ou là-bas je vous aime.
C'était le soir au dispensaire
Malgré les directives,
La discipline de fer,
Le discours ne passait plus
Otto le disciple avait
Indiscutablement disjoncté
En toute discrétion, il disparut
C'était paraît-il un jeudi soir
Tout discernement aboli, il ne
Réapparut que dix jours plus tard
D'aucuns disent qu'il se fait
Depuis appeler Dix de der
-Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...