Mon cher papa,
Jadis pourfendeur des abysses,
De vos profondeurs m'entendez-vous ?
Moi qui d'Abesses à Combat
Sonne parfois le creux, le glas
De mes passions, glissant, las,
Sur les eaux immobiles de la Seine,
Me laissant porter,
Papillonant ici et là,
Passant sur ma peau lisse
Couleur anis la caresse
De ma paume humide et froide,
Jusqu'à parfois me pincer :
Suis-je encore vif ?
"Ho hisse, Ho Hisse"
Qui me parle ?
Ma voix intérieure, impérieuse.
Vite ! Prendre une longue inspiration,
Quitter la Fédération française
Des morts qui se pensent à tort vivants :
Chacun affamé dans son boyau
Comme à la foir'fouille
Cherche sa pitance du jour
Qui son rôti, qui sa saucisse,
Pour mieux faire l'autruche,
Pendant que je rêvasse et vous revois
Vous, Phénix de nos apnées d'antan,
M'entraînant dans les profondeurs
D'une piscine de Cocody
Où disiez-vous
L'on se sent revivre parbleu.

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