Nombre total de pages vues

lundi 10 avril 2023

La guerre des mondes. Mon père ce héros

 

Des trains fantôme

Aux allures de boule de feu

Déchirent la brume du petit matin,

Un lit de dépouilles s'étire, macabre,

Sur le fleuve trop tranquille,

Et l'obsession bien vivante

Pour le thème de la famille déchirée

Irradie, partout, tout le temps.

Suis-je un bon père ?

Question qui taraude le héros...

Ce qui lui tombe sur la tête,

Ou plutôt surgit sous ses pieds,

Le met face à ses responsabilités.

Un chef de famille qui se cherche

Le temps incertain d'une garde,

Engagé qu'il est à ramener

Ses deux morpions en un morceau

Chez leur chère maman...

Voilà pourquoi le dernier plan

tant conspué pour son côté mièvre,

Devient un aboutissement thématique :

La réunion familiale,

Rêve ultime des enfants

De parents divorcés

Du monde entierMission accomplie

Par un père d’abord paumé,

Démissionnaire et qui à la faveur de

Cette Guerre des mondes redevient

Le papa protecteur, le Père, ce héros

Dans le regard de ses 2 marmots.



dimanche 2 avril 2023

Collateral. L'oeuvre au noir

 


Quelle plus belle tirade ?

Quelle plus belle mort ?

Quelle plus belle fin ?

Tom se projette, se raconte,

Nous raconte, nous autres,

Toi, moi, lui, elle, demain,

Nous autres qui prendront le métro

La gueule enfarinée, la tête basse

Sans même remarquer

Le macchabée juste à côté.

C'est qu'on nous cause ici du travail

Celui qui avilit, celui qui enchaîne,

Ses effets collatéraux sur celles et ceux

Qui en dépendent pour vivre :

Une femme ne compte pas ses heures

Prisonnière d’une tour de verre,

D’un piège de cristal,

Alors qu’elle pourrait être chez elle

Bien au chaud dans ses draps douillets.

Elle est d’emblée cet être dédié

Corps et âme à sa tâche

A l’heure où d’autres dorment

Du sommeil du bienheureux. 

Et ce chauffeur de taxi

Subit tout autant son sort

En attendant mieux...

Créer sa propre entreprise ?

Allez soyons fous,

Location de limousine !

Le troisième larron

Est tueur à gages.

Sans scrupules

Mais sans illusions.

Jusqu'au boutiste, il honore

Toujours ses contrats.

Subtil trio nocturne « au travail »

Qui donne à ce thriller crépusculaire

Sa dimension allégorique surpuissante.

L'apparition d’un coyote dans les phares ?

Les visions poétiques d’un Wolfen

Sous les yeux ravis de ces

2 personnages masculins

En quête de hauteur (dans ce monde de brutes).

Leur relation ? Ambigüe, emprunte de respect,

D’admiration lorsque le tueur désenchanté

Reconnaît au chauffeur le courage

D'avoir su, contrairement à lui, 

Briser ses chaînes en volant 

Au secours de la working girl,

prenant ainsi son destin en main

Pour ne pas finir écrabouillé

Comme ces dépouilles anonymes

Qu’on retrouve au petit matin dans le métro….

Un très grand thriller autour des ravages

De la grande ville sur l’individu 

Venu y chercher son salut…


samedi 1 avril 2023

Arte-toi fiston !

ELLE s'est tue

Puis JE est né

D'où je viens ? D'une attelle, d'un tuteur,

Sa lueur à elle dans les yeux... un tueur ! 

"Tu n'es rien" qu'elle m'a dit

"il n'y a rien, c'est l'homme qui a peur"

j'ai pensé

Sans peur, il n'y aurait rien...  

Et le jeu c'est tout

Tout jeune déjà...

Aux autres la plage

A moi la fraîcheur

Du salon endormi

Le ciné m’a sauvé. Urt aussi

Ma Cinecinta du mois de juillet           

Mon cordon rouge vers le salut.

Mes personnages ?

Blake Edwards, Bruce Campbell…

Un funambule à l'équilibre

Mon chronomètre en main,

Et je me faisais créature de Jeu

Je raturais, je raturais,

Et voyais ce qu'il en restait. 

L’après-midi s'étirait,

Et mes personnages grandissaient,

L’écart entre eux se creusait lentement

Chacun pouvait y devenir

Dans un Ermitage ni Creux ni hâtif,

« Arte-toi » mon fils, goulument qu'il disait Papa !

Je t'entends m'encourager 

Je suis devenu créateur de Je

Par hasard et par nécessité.

Tutu

  -Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...