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jeudi 4 juillet 2024

Mai 1991 - Juin 2024 : 33 ans de congélation


 PapyDem est parti

J'ai toujours pensé que la fatigue de mai 91 (né par hasard sur les lèvres de Mimi mais qui recouvre une réalité bien tangible) avait eu des effets collatéraux sur nos deux familles. tout ce que ne fut jamais dit, verbalisé.

Maman quittant papa à contrecoeur, au bout d'un long processus d'acharnement, un travail de sape peu commun. Contre-nature ? Suis-je Dieu pour penser modifier ainsi l'ordre des choses ?

L'épouse de PapyDem mit fin à ses jours pour refuser son départ. Quelque part durant cette année 1991. Un peu avant, un peu après.

Tout semble alors fragile, à vif, chacun y est brutalement maudit. L'on se cache la vérité. Déménager subtilement ? Faire le voyage - un aller simple - pour l'Autruche.

Le mythe d'Icare est enfin là. Ici, partout.

Alors quoi, que reste-t-il de ces amours ?

mardi 4 juin 2024

Te dire maintenant

Sortir d'un cinéma

Pour retrouver ses esprits  

Une fois dans la rue

Le retourner, le sertir,

de rubis cubiques

Revenu du futur

Avec un message pour Papa :

Depuis toutes ces années

Où tu n'es plus à mes côtés

C'est lui dire, c'est te dire,

Simplement trois choses.



Tu me manques

Ne te laisse pas faire

j'aurais aimé qu'on te respecte plus.


jeudi 23 mai 2024

Abesses


Mon cher papa,

Jadis pourfendeur des abysses,

De vos profondeurs m'entendez-vous ?

Moi qui d'Abesses à Combat

Sonne parfois le creux, le glas

De mes passions, glissant, las,

Sur les eaux immobiles de la Seine,

Me laissant porter,

Papillonant ici et là,

Passant sur ma peau lisse

Couleur anis la caresse

De ma paume humide et froide,

Jusqu'à parfois me pincer : 

Suis-je encore vif ? 

"Ho hisse, Ho Hisse"

Qui me parle ?

Ma voix intérieure, impérieuse.

Vite ! Prendre une longue inspiration,

Quitter la Fédération française

Des morts qui se pensent à tort vivants  :

Chacun affamé dans son boyau

Comme à la foir'fouille

Cherche sa pitance du jour

Qui son rôti, qui sa saucisse,

Pour mieux faire l'autruche,

Pendant que je rêvasse et vous revois

Vous, Phénix de nos apnées d'antan,

M'entraînant dans les profondeurs

D'une piscine de Cocody

Où disiez-vous

L'on se sent revivre parbleu. 

Onyx 💓 Epo

Tout un poème éponyme

D'amour anonyme.

Deux coeurs solitaires,

Une chasse à courre

Où l'on crie haro sur le baudet

Qui refusant les règles du jeu

S'est fait la malle. 

Lui c'est Epo le Pottiok

Le Poney trotteur en cavale,

Déserteur de l'enfer des poilus,

L'autre, collé à ses basques,

C'est Onyx le clebs 

Héros bavard de cette histoire.

Qui s'est lancé à ses trousses

Parce qu'épris d'Epo

Et qui lui chante à tue-tête

De revenir, lui trousse un sonnet d'amour

ouaf ouaf ouaaaaaf

D'amour. il est ici question.

Partout. Toujours.

Bruyamment. 


 




dimanche 5 mai 2024

Brise-glace

Projetez-vous

Prenez votre essor

A l'eau jetez-vous

Refusez le sort

Au diable feu et douleur

Soyez doux

Mais avec avidité

Soyez à l'heure

Là est le secret d'être deux

Jeter à l'autre un regard

Jamais vide

Là sous le hêtre

Ici, maintenant,

Jouer sur du velours

Tout votre soûl

Jusqu'à plus soif

De nuit comme de jour

Aimez-vous à vous damner

jeudi 11 avril 2024

L'homme de Mauléon


Mon Léon

Léon the rat

Echappé d'un laboratoire,

Rescapé d'un mall du futur,

L'aboyeur mimant ses mots neufs !

Te voilà, tiens...

Sous ton oeuf de pigeon, tes sutures

Comme après chaque chaque marron

Un char en sortie de mêlée

"Le Roi du Maul "qu'on t'appelait !

Puis l'on fêtait toujours ensemble,

"Olé", mais toi toujours

Tu t'esquivais, clinique, létal, 

Depuis l'estrade et ses fameuses lattes

Jusqu'à l'hôtel De ville et son auberge

Tu détalais, digne, silencieux,

Pour mieux t'y dilater

Apaiser tes maux Léon

Jusqu'au matin suivant. 


mardi 2 avril 2024

Chile con carne


Entre ici mon Pierrot-perdu-de-vue

Papy Jean-Baptiste t'a-t-il revu dis ?

D'une guerre l'autre ?

2 doigts en moins,

5 fils plus tard. 

C'était ton grand frère après tout  

1 an à peine vous séparait.

Comme une goutte d'eau,

Une panne immense.

La main sur l'épaule des bas âges

Bien mis, dans la cour de l'école.

A un geste fragile et tendre

De vieillir ensemble, côte à côte

Et puis l'océan s'est glissé entre vous

Désormais c'est chacun son camp.

D'un côté de l'Atlantique

Pierrot, Paul, Albert, Joseph

Z'êtes partis z'êtes noyés peut-être 

De l'autre Renée, Jeanne, Bernard, Jean-Baptiste 

Z'êts restés, Z'êtes en deuil pour sûr  

Famille ici ou là-bas je vous aime.

jeudi 29 février 2024

Page 278 du dico

C'était le soir au dispensaire

Malgré les directives, 

La discipline de fer,

Le discours ne passait plus

Otto le disciple avait

Indiscutablement disjoncté

En toute discrétion, il disparut

C'était paraît-il un jeudi soir

Tout discernement aboli, il ne

Réapparut que dix jours plus tard

D'aucuns disent qu'il se fait

Depuis appeler Dix de der 

samedi 17 février 2024

Oraison vers le large


Un brumisateur géant

Pour tuer la torpeur :

Voilà le doux songe

Qui soulage mon âme.

J’inspire fébrilement

Tout au bord de ma nuit.

Le Limpopo, son râle

Je l’entends déjà qui ronfle

Chant brodé de plic et de ploc

Entrelacés, venus

Mourir à mes pieds.

De ses entrailles,

Le fleuve exhale

Un souffle indocile

Comme les effluves

D’un ventre brûlant.

Une pluie fine enfin.

M’envelopper alors,

Me mêler le corps

Aux bruissements

Dans mes oreilles, 

Ma piste aux étoiles,

Mes acouphènes.

C’est le signal, j'entre en scène

Il siffle, il brûle mon sang

M’enfoncer lentement

Dans les boues flasques,

De ces profondeurs que

Je ne peux qu’imaginer,

Mes jambes au-dessus d’un néant,

Indicible et noir océan,

Où tout se consume

Les os

Les yeux

La viande

Les souvenirs peut-être.

Et la pluie qui s'entête. 

Dérive bonhomme, dérive,

Ne crawle pas, fais toi petit,

Tout petit dans la noirceur suffocante

Où toute vie étend son règne abyssal.

Les grands prédateurs n’ont qu’à bien se tenir,

Parole de fou, ça va saigner par ici

Et ce ne sera même pas télévisé

Tiens, j’en entends un quitter la berge.

Crocodile ?

Hippopotame ?

Peu importe,

Il me veut pour lui tout seul,

Caressera bientôt mes chevilles lestes.

Oublié mon couteau japonais, pas grave

Je m'en vais tordre le cou aux idées reçues

Mordre au cœur l’animal. M’en faire un sac.

Le regarder se soumettre

Lui déchiqueter le cuir de tout mon être

A l’effroyable mâchoire résister

De mes plaies ouvertes,

De mes chairs disloquées.

Qu’il m’aspire vers le fonds, je serai là

Moi, mes mots blessés

Qu’il me traverse, Qu’il m'éparpille,

La beauté de l’instant fera tout oublier.

Et puis rien. Il n'y eut rien ou si peu.

C'est donc l'homme qui a peur

Son imagination dans le noir.

Allez, bouge, nage, nage,

Accélère petit homme,

Affûte l’oraison,

Aiguise l’épitaphe,

déguerpis,

Sois pierre à fusil

Deviens l’extrême soif

Et de creux en creux

Jusqu’à l’océan

Rebondis,

Nu comme le ver

Rends l’âme,

Revis,

Ouvre les yeux,

Exulte, heureux

Comme au premier jour :

« Terre ! Haute-Volta ? Zaïre ? »


jeudi 1 février 2024

Se reposer la voix

 

Il faut reposer ta voix.

La clim des jours mauvais l’a entamée.

Le souffle de la mer.

Qui n’était là pour personne.

Vivait les yeux grands fermés.

N’écoutait qu’elle -même.

Il avait dû se frayer un chemin

Jusqu’à ses oreilles, son coeur, son âme,

Pour qu’elle daigne s’ouvrir et comprendre.

Et peut-être aussi le libérer

Du poids qui insistait sur sa poitrine.

Ses cordes vocales ? Une guitare désaccordée…

Un cordon ombilical

Comme un boyau, un tuyau,

Une paille dans laquelle souffler

Pour faire respirer l’autre,

Le désarticulé qu’on habille,

Qu’on décore à son goût,

Qui ne brillera que pour la faire briller…

Un automate avec un noeud pap.

L’histoire d’une lampe qui finit

Par se prendre pour le soleil.

Pur mimétisme.

vendredi 26 janvier 2024

Leviathan

Un morceau de bravoure,

de tragédie Grecque

Ou plutôt Ukrainienne

Aux accents bibliques,

où le drame inéluctable,

Fruit amer ou pourri

De la victoire infâme

Du fort sur le faible,

Se noue sournoisement

à l'abri des regards

Mais dans la lumière crue

D'une justice aveuglée,

Aux ordres comme on dit.

La justice des hommes corrompus,

Celle de Dieu n'est pas en reste

Et pour cause,

"la vertu ne se décrète pas,

N'exige aucune contrepartie,

ton chemin de croix sera

Celui de la rédemption"

susurre le croyant à l'incroyant

jusqu'à ce que ce dernier courbe l'échine

et finisse comme ce squelette de baleine

Ou cette épave de bateau...


Ironie du sort, la maison de Kolia

Sera finalement remplacée par une église.

Les écrits saints ne sont-ils pas

Les premiers arguments commerciaux

Pour faire prospérer une foi dont les promoteurs

(les mêmes qui détiennent le pouvoir)

Exploitent sans vergogne la fragilité d'hommes brisés.

Notre héros va payer sans broncher

Pour un crime qu'il n'a pas commis.

L'enfer c'est parfois la religion.

Tout dépend de ce qu'on en fait,

De ce qu'on lui fait dire.


La satire, redoutable arme de Leviathan,

Opère sa critique frontale d'une religion d'Etat,

D'une croyance érigée en cadre dogmatique

Qui va donner bonne conscience au bourreau

Lorsque le moment sera venu d'écraser

Le citoyen comme un vermisseau.

Derrière son ineffable noirceur

Le film réveille les consciences,

Nous ouvre les yeux,

Nous fait réaliser combien les donneurs de leçons,

Les chantres de la morale (religieuse en l'état)

Sont souvent les mauvais payeurs,

Parce que du coté des puissants. 

Jamais des faibles... 


Du côté des influences,

La légende Arthurienne est partout.

Pas que pour ces décors grandioses

Qui finissent par nous convaincre

Que l'homme moderne est né quelque part

Sur les rives de la mer de Barents.

Mais aussi pour le héros Kolia

Cet Arthur de devoir qui ne voit pas Guenièvre

S'amouracher de Lancelot,

Pourtant son premier défenseur,

L'avocat venu de Moscou,

Bien trop occupé qu'il est à préserver

L'unité de son royaume :

La maison héritée de générations,

Les souvenirs, son sang.

Sur cette terre du bout du monde

On l'imagine bien s'écriant

Après le verre de trop

"Une terre, un roi".

Quel rôle pourrait alors jouer son fils,

Mordred alias Roma,

Dans la décomposition du foyer familial ?

Celui d'un adversaire en devenir ?

L'un des responsables indirects

De la tragédie à l'oeuvre ?

Certainement et ces grilles de lecture

Disent d'elles mêmes

Toute la grandeur du sujet,

Des "sujets" du film

Se débattant pour s'arracher au joug

D'un destin malicieux,

Au sens de messager discret,

Invisible du "mal".

Sorte de visiteur du soir indélicat

Et difficile à repousser

Comme lors de cette incursion

Nocturne et menaçante

D'un maire aviné, crapuleux

Dans les retranchements de Kolia.


Leviathan se construit avant tout sur le réel,

Sur des personnages qui existent

Dans une géographie, dans une société,

Sous l'autorité d"une administration

Centralisée, tentaculaire (l'allusion du titre)

Dont les rouages létaux apparaissent rapidement.

C'est alors le cinéma qui vient à notre rencontre,

Le vrai, à l'état brut et qui vous saisit à la gorge

Comme les goulées de Vodka

Coulant dans le gosier de personnages

En sidération devant les coups durs,

Les vents contraires, mais qui tiennent debout,

Coûte que coûte, en essayant modestement

De préserver ce qui subsiste en eux de dignité humaine.

Un peu comme des roseaux qui plieraient sans rompre

Espérant sereinement le jour où le destin aura le bon goût

De déraciner le chêne (le puissant, l'Etat, la religion)

Pour lui ôter un peu de son insolente superbe,

De cette morgue hautaine et insultante

Qu'il étale depuis trop longtemps... 

jeudi 25 janvier 2024

Des lapsus à peindre et à lécher


Choisissez avec soin votre horde et faites un vœu (saoulant de préférence). Puis cherchez une potence de bon aloi.

Certains freinent un désir doux à tourner le couteau dans la plaie. Moi je préfère tourner la plaie dans la série. Puis je démarre.
J'ai tout vu dans le rétro. Alors qu’il mentait dans la rime, il s’est pris de plein souhait un gros dur.  Je crois qu’on peut parler de chômage collatéral. Le mur aussi a pris cher. J'en suis absolument sourd !

Le bourreau n’était pas un fou de pouvoir mais juste à gauche en rentrant.

Tu l’aurais vu, il a fait une de ces têtes à l’entraînement. C'était magique ! De la bombe, il ne semblait être qu'à un pied...

La chandeleur était l’occasion de s’abriter à coups de gouttières d’os classés. 

En l’absence de vin, La mort était d’huile. Tout ici n’était que luge, palme et velouté.

Acre était le miel constellé de poils. Au moins, les éclats zébraient l’Harissa. Un tableau de manant.

La croute était impassible. Un évitable nid de lierre : L’envers sur mer pour les moutards dans mon genre !

Pour la fuite, penser à ne pas repérer les même lueurs. Il faut savoir en taire tous mes renseignements. 

dimanche 14 janvier 2024

Lost in translation. De l'incommunicabilité fondamentale

C'est ainsi,

Tout part souvent

D'un temps mort,

D'un ennui latent,

De jour comme de nuit.

Tout commence toujours

Par une absence à l'autre

Et d'abord à soi-même,

A son propre désir.

En cause ? La force de l'habitude,

De l'oubli à l'épreuve de la routine,

La peur de devenir

Ou d'assumer

D'être qui on est.

S'en remettre à l'heureux malentendu,

En attendre tout, 

Pourvu qu'il y soit question de tendresse.

Allez comprendre !

L'incompréhension est bien la langue

De tous les décalages

Entre les deux sexes

A travers le temps

Et les territoires.

De ce décalage naît

La possibilité d'une rencontre :

Celle de deux étoiles filantes

Sur le point d'être aspirées

Dans un trou noir

Aux confins de notre galaxie...

La peur de se louper ?

Langage universel.

lundi 8 janvier 2024

Videodrome

Plus qu'un film d'horreur,

L'ambassadeur itinérant

De ces années qu'on dit Videoclub

De celles qui ne reviendront pas.

Le doudou, le sésame, la boîte de Pandore

De tous les rêves et cauchemars du week-end

Allongés que nous étions sur un clic-clac

Déployé sur l'épaisse moquette

Emmitouflés sous une couette rassurante.

Le début des années 80 était délectable

S'emparait de nous ce sentiment particulier

De s'être passé sous le manteau l'absinthe

Qui chavirerait nos sens jusqu'à la prochaine dose,

Le vendredi suivant !

James Woods s'extrayant de cette masse floue et bleutée

Non pas de l'océan mais d'un vulgaire écran de télé,

C'était la quintessence, l'un des emblèmes de cette époque bénie.

Et au-delà du symbole, de l'affect qui s'y joue,

Des défauts de jeunesse ou du manque de moyens

Dont souffre le film aujourd'hui plus qu'hier,

Videodrome reste une dénonciation frontale

Du poison mortel que peut constituer l'écran, petit ou grand,

Des effets hallucinogènes qu'il peut avoir sur ses sujets,

Comme la drogue dure, comme le gourou mal intentionné...

James Woods c'est évidemment nous absorbé par notre téléphone.

Un personnage principal fasciné par un spectacle

Qui prend rapidement la forme d'un sabbat cruel

La très grande époque de Cronenberg

Où comment entre ses mains expertes

Le poste de télévision devient autel sacrificiel ! 

samedi 6 janvier 2024

Si ! Si !

Il était un avant toi

Si ! Si !

Mauve était le vin

Puisé au vent mauvais

Bu sous l'auvent

Tout juste un jeu,

Changer le vain en eau-de-vie !

Si ! Si !

A peine écume d'émoi...

Puis soudain c'était bien moi

Comme un démon au regard éteint

Sous les cieux éthylés :

"J"y vais

Sonnant l'adieu, navrant, peiné.

Si ! Si !

J'entends encore l'écho soucieux de ta voix

"Va-t-en ! Va ! Vis ! Vis !

Hutchinson, Hutch is gone

Quel parfum le télé 7 jours,

Ses effluves, sa typo !

Se souvenir, précieux guide en main,

Dans la montée du premier âge,

Que certains jours chez Papy et Mamie,

Starsky et Hutch sont alors

Les héros de papier

Prenant vie à l'été 86 :

"Uggy ! tes bons tuyaux

Etaient pour le bien nommé Hutch,

Hutchinson pardon,

David Soul quoi, la force tranquille

Hélas s'en est allée. Voilà

Le facétieux Starsky orphelin.

Je veux bien l'écouter,  

Il en a gros sur le coeur,

Je vais l'accoucher place du mort, 

Pendant que la Gran Torino   

Vrombira solennellement

En remontant l'artère centrale

De Bay City la rouge et blanche

L'imaginaire, l'endeuillée.


jeudi 4 janvier 2024

Excalibur. L'éternelle jeunesse

 Arthur est un enfant roi.

Joyau de la couronne

Doté d'un talent pur, en somme

La chair tendre et le sang frais

Que nous fumes tous un jour

Et dont nous cherchons

Trop tard peut-être

A retrouver désespérément

La capacité d'émerveillement fondamentale,

Cette innocence perdue, une flamme égarée...

Incarnées tantôt par le Graal, tantôt par l'épée Excalibur,

Qui seuls, résistent au temps qui passe.

"When you casted it what did you see Perceval ?"

J'ai vu la source originelle

Je suis né devant ce film,

M'y suis donné la vie

Juste avant l'épilogue,

Où depuis l'embarcation

Je me suis reconnu

M'éloignant dans le couchant,

Escorté de corbeaux dévoreurs de pupilles

comme le cinéma s'emparant de mon imaginaire !

La matrice, le point de non retour. Le voici.

Nous étions l'an de grâce 82 à Abidjan.



Poe Poe Poe Poe

hep ! Oh ! Vous là !

Mes petits rats échappés d'un cloaque,

Allez hop hop hop, tous à l'opéra

Pour le clou du spectacle

"Aspic de Corbeau en gelée"

Que n'y laisserez-vous

Reposer vos âmes en paix, 

sans apparats,

tour à tour,

Suturées,

Cosmiques,

inopérantes,

Sous la voûte astrale

De cet envoûtant réceptacle

Où chaque nouvelle nuit  

Ce cher Edgar donne

De sa personne. Sherpa

Dont j'aime la magie noire

Et sourde, l'art de rien,

Le pas libre et fier

De chaque poème.

Ô Pacha aux manies paisibles.

Tu es mon Poe d'enfer

Mon Poe d'ici, d'en Terre.

Toute épopée cuisante

Même depuis la lune

M'emporte au fil de ta plume,

Divin leurre. Du bois tendre

"Pouce !

Après quoi nous dûmes nous taire

Sans égards. A la bonne heure




Tutu

  -Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...