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vendredi 31 décembre 2021

Troisième mère

 

Cinq jours déjà... Encore des frissons. Le syndrome de l'innocent qui vient de croiser le fantôme de Dracula. A Casa, Vélizy ou Milan. Une même angoisse phénoménale persiste. L'image infernale imprime sur ma rétine son trauma, son cristal suspirien, laisse mes yeux sur le carreau, chauffe mes sangs à la façon du chat ou de quatre oiseaux maléfiques qui vous dévisagent depuis les ténèbres d'un Giallo. Peu importe... Hitchcock, Stendhal peuvent toujours courir vers l'opéra, espérer, dans la queue, s'interroger "Quelle mouche l'a donc piqué ? Rien ni personne à mes yeux n'arrive à la cheville de Dario qui fut, allez comprendre, est, sera toujours une troisième mère pour moi. 

 

jeudi 30 décembre 2021

Léon le Pêcheur

A la Concha, c'est Léon le Pêcheur,

Pas le roi Léon, le Papy, lui, n'a qu'un oeil

Mais croyez-moi il y voit clair le Léo 

Il est pilote, chasseur émérite

Cuisinier, pêcheur, bouliste authentique

Aimant la ponctualité, il sait aussi chanter 

Mais à table, il ne lui manque pas un boulon,

Que je devienne aveugle sur le champ

Si je ne dis pas la vérité.

Et quoi qu'il ait fait de mal,

Quand il dit blanc c'est blanc

Quand il dit noir c'est noir

Il vient comme il est, sans détour, d'un bloc.

Tendre brute à l'intérieur comme le coeur de ses frites !

Personne n'a fait ou ne fera des frites comme les siennes.

Il y faut de l'amour, de l'ail et point d'amidon

Maintenant, il est pressé de partir comme une abeille

Chaque soir, il se rêve le départ en bolide, comme un canon

Mais chaque matin, le voilà qui se réveille, prisonnier :

Incroyable, inimaginable, impensable.

Attention, tout ce que je dis là c'est officiel !


mercredi 29 décembre 2021

Ode à l'Adour (par Nahia et Léana)


J'irai jusqu'à Bayonne, en revenant d'Urt

Sous un ciel de traîne vermeil.

Je mangerai une glace au yaourt,

Des cerises noires et le soleil 

Débarrassé de ses encombrants nuages.

La grande roue dominera tes flots 

Et comme le Roi Léon, ce vieux sage,

Je longerai la Nive et marcherai sur ton eau

Mais ne sentirai rien jusqu'à Anglet

Que des picotements sous mes ailes,

Tenaillé par une faim de Talo, de Txuleta,

D'une chambre, d'un peu d'amour et de sel.

dimanche 19 décembre 2021

Le Rosebud de Steven

       

On a pris ça dans les dents, ma mère et moi, l'effet d'un bon gros crochet, puis le mal de crâne qui ne m'a jamais quitté. Toujours là. C’était en 1941, Papa s'est volatilisé comme un espion après le duel de trop, « Arrête-moi si tu peux » fut son dernier mot, Testament de l'extraterrestre regagnant sans prévenir sa quatrième dimension. Depuis je veux retrouver ce monde perdu, paradis géant, « sugarland » à la couleur pourpre ! Je suis Ryan Lincoln Schindler Jones l’aventurier, le soldat, le capitaine, le « player 1 » prêt à tout pour une nouvelle rencontre, sans esprit de revanche. Sur un pont la nuit, devant le Pentagone, dans un temple au coeur du West Side. Pour percer les secrets d'avant son maudit départ. Peu importe où, je veux que renaisse ce royaume de ses cendres, l'empire de mon soleil ! C’est là ma croisade, ma guerre des mondes, pas besoin de liste, ni de papier, ni de rapport minoritaire, ni d’intelligence artificielle, ni même de terminal. Le graal, le cristal, l’arche perdue, appelez ça comme vous voudrez, m’attend quelque part. A Munich, dans l'Indiana ou sous mes pieds comme chez HG Wells. Personne ne m'arrêtera, je suis le cheval fougueux, une licorne du troisième type, le "friendship trooper" lancé à toute vitesse comme l'Express de minuit. Je le trouverai et croyez-moi, je sauverai l’enfant Steven, fabulous man à venir !



mardi 14 décembre 2021

Le Club Video du vendredi soir : terre d'aventures !

Soyons maîtres de nos âmes

Mais à bord de quel vaisseau ?

Nous autres Vassaux du jour

Déjouons l'âpre piège

De la semaine inachevée

En rejouant par avance

Les arpèges de nos vies à sauver,

Pour tendre vers le dernier soir :

Rendez-nous notre Vendredi,

Son rendez-vous soyeux

Nous y renaissons affirmés, affamés,

Pour ré-entendre le fameux essor

Du clic-clac où patiemment attendris, calés,

Nous redevenons les patients du week-end

Pénétrons l'espace immense du Specimen

Qui peut enseigner l'envie

"Véni creator"

Où les créatures reprennent vie.

Sur un écran. J'en rêve et hop

Vous m'y verrez

M'y re-perdre éperdument

Moi perdreau tombé du nid

En quête de ma vie des hauts

Mon club privé, pour y mener l'enquête

Le vendredi soir. Mes nuits blanches

Y laisser son latin, ma religion,

Derrière la porte

Secrètement

Moi, secret amant

Ta chambre noire,

Nos rayons oubliés,

Pour m'y faire mon cinéma

Ô Ma Madonne

Le clic de ta bobine qui se termine

Le clac de ta lumière qui se rallume.

Y reviendrons-nous ?

Tutu

  -Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...