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mercredi 29 avril 2020

Carlito's way (L'impasse). Brian De Palma


Brian De Palma ne fut jamais aussi grand
Qu’en vieillissant Tony, l'homme qui le fit Roi 
En l’inféodant aux saisons et à leur loi
Sous les traits sombres d'un Pacino déchirant.

De son regard mélancolique, désenchanté
Sur le monde et le milieu qu’il a connu
Et dont les codes ont changé à son insu 
Est née L'impasse, requiem pour un condamné

Que nous murmure ce final d'anthologie ?
- les voies de la rédemption sont impénétrables
- le destin frappe au moment le plus improbable
Double conclusion d'une noirceur inouïe


Retenir enfin que le bonheur ressenti
Lors des séquences du billard ou de la gare
Tient autant à la forme, disons-le du grand art, 
Qu'au fond, pour exprimer ensemble l’infini.

dimanche 26 avril 2020

Pour Dario Argento et tous les oiseaux de nuit, plumage de cristal ou non...



A l’heure sinistre et creuse, entre chien et loup,
L’asphalte ruisselant juste après la pluie
D’un soir de canicule, de ceux qui rendent fous
Est le lieu rêvé pour le Giallo des Gialli

Deux esprits divaguent dans l’impasse aux mirages
Sous la faible lueur d’un vieux réverbère
Qui projette, désunie, l’ombre des feuillages :
De vils mots à couvert s’y déclarent la guerre

Sous leurs crânes en feu, agricole est le rhum
Pendant qu’au coin des lèvres, l‘amorphe cigarette
Pour chavirer les sens, pour ensauvager l’homme
Songe à s’embraser contre la flamme violette

Le déclic du briquet lâche son cri trompeur 
Distraie l'attention, une lame alors surgit
De mille obscurités, provoquant la stupeur,
Tandis que l'acier pénètre un coeur assombri

L’être échoue, râle et sang mêlés, sur le bitume
L’éclat vif se survit dans son œil déjà mort
Tandis qu'il s'est ouvert comme un livre posthume
Près du mégot fumant. Toute la ville dort.


"Je ne rêve donc pas ! Chères ténèbres Cannoises, vous daigneriez accueillir en votre Opéra frissonnant le héros suspirien, véritable phénomène traumatique, de nos jeunesses de cristal ? Que vos fauteuils de velours gris lui soient aussi doux que le plus soyeux des plumages. Sinon vous aimez Hitchcock ?"

Le Voyeur (Peeping Tom). Michael Powell


Il traquait la peur
Jusqu’à l’obsession
Hérita d’un nom
« Papa du Slasher »

D’un long regard flou
Fardé de passion
Lewis était fou 
De ses punitions

Car en tout voyeur
Captant l’innommable
Qu’il veut rendre aimable
Sommeille un tueur

Il n’y a pas, Dame,
L’ombre d’un témoin 
Quand Mark vole une âme 
De son œil en coin

Lardé du fin mot
L’écran fuit la neige
Son triste manège
Et s’offre au bourreau

Le plan achevé
L’Idole, sans détour 
Est ressuscitée
Comme au premier jour

Tutu

  -Dis, tu, tu m'écoutes, j'espère ? -Mais je ne suis pas ton toutou, j'aspire à ... - Miaaaaou. Relis tout steup à voix haute m...