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dimanche 20 juin 2021

La fatigue de mai 1991

De bonne heure

En ce matin morne

Je lorgne hors les murs

Par la meurtrière

Et je fais le borgne

En fixant l'horizon :

Un bonheur y chasserait l'autre.

La sombre forêt paraît-il m'écoute

puis me répond, se parant

Des échos de la nuit dernière.

Le fonds de l'air est frais

La lumière rasante

Le silence parfaitement enveloppant

Comme ce fameux jour,

Cette fameuse aube,

Trente ans plus tôt déjà.

La fatigue de mai 1991.


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