Souvent plus facile
D'assommer son passé
Que de l'assumer,
de l'effacer que d'y faire face,
même sous vide,
même sous le vent.
Il y aurait un temps pour tout.
Même en pensée, le passé survit pourtant.
Le soupeser, le humer, le panser, vous le fait aimer
le fera, qui sait, essaimer
lorsqu'il survient de nouveau,
vous laissant à la fête effaré.
Mais le passé, une fois dépassé
Qui s'en souvient ?
Qui s'en soucie
D'la foire à la saucisse tiens ?
Frayer son chemin, s'y étirer,
méchamment éthéré, hagard,
Y fouiller, ringard, les filles du r'gard
Et rêver du r'bord de ses failles
noyées des clameurs Elyséennes du jour
De leur déclamer ses bonnes feuilles
A la bonne heure et s'offrir
Au soleil forain de Vélizy,
S'y parcheminer la peau
Puis souffler le chaud ou souffrir le froid
pour toutes les mauvaises fois
Où on l'a eu mauvaise,
- La faute au Houblon, à ses fûts moqueurs ? -
Où l'on ne fut pas là
Quand il fallait être là.
On ne peut être à la fois
Ni totalement frit ni complètement frais
Il faut choisir : être froid, rester fou,
naître imbu ou n'être pas.

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