C'était l'approche du vide, l'heure des longs pressentiments, du Venin propice qui vous fait redouter l'après.
C'était l'été venu, cajoleur, qui répandait son odeur de cyprès, où m'enivrant des songes de juillet, je devenais frôleur de précipice, brasseur de trépas sous une mitraille de pollen dispersé, dans les nuées brûlantes de poussière, je fus alors cet animal effrayé louvoyant parmi quelques débuts de feux de forêts.
Puis contre toute attente, je me fis lenteur attentive dans la fraîcheur du couchant, à l'écoute religieuse des criquets moqueurs, toute pupille dilatée.
Ô Procrastination, tu m'accueillis en ton sein, me préserva des fracas, des suppôts de l'empressement, de toute fatalité hâtive, qui toujours promènent sous votre épiderme le tic-tac, les 2 3 pulsations de mort qui l'air de rien annoncent la fin supposée de tout.
Parce qu'ils nous veulent à tout prix pour eux, rien que pour eux, nous expulsant à jamais de nos chers moments présents.

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