Monter à bord de la rime
Dans le sens de l'humeur
Par le chant des rames
Se laisser bercer sans détour
Ou céder aux sirènes,
A leurs flatteuses railleries
Puis longer l'amour porteur
Jusqu'à ma belle étourdie.
De mon émoi charnel, pas sage,
Poinçonner son désir
Et sentir en cet éperdu transport
Aux abords d'un silencieux portique
Rêvant de couloirs en perdition
D'accès interdits, de voix sans issue,
S'éveiller l'un à l'autre, à la possibilité
D'un dernier métro ou du prochain arrêt.

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