Oublieux nous autres qui tentions le diable ?
Dans les années futures, ces fourbes insouciances
Pourraient trahir ou pire, tuer notre confiance
La faute à ces excès aux écueils redoutables
J'attends patiemment qu'advienne le réveil.
A mes abus déments qui chercheraient querelle :
"Je suis fin prêt, ferai front, face à vos séquelles
Dites-lui à la bombe en retard qui sommeille"
De l'anonyme célébrité du malheur
Dont l'horreur se dessine sous la morgue hautaine,
Lorsqu'il pousse, habile, son ricanement de hyène,
Nul ne prétendra connaître le jour ni l'heure !
Son rictus, des profondeurs abyssales, chemine
En feu d'artifices. Ses bulles d'air vicié
Ayant un sens aigu de la communauté,
Se mêlent au soupir de la brise marine.
Elles me chatouillent alors la voûte plantaire
Et sur moi referment un piège subtil.
Lorsqu'elles éclatent à la surface immobile
D'abord inoffensives puis par trop carnassières,
Mes poumons n'en finissent plus de s'embraser !
Car hélas il est trop tard, d'un air goguenard
Les charognards déjà poussent mon corbillard
C'est alors que je finis par réaliser.

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