Mes chères muses
Charmeuses, occultes,
Qui persifliez le soir venu,
M'avez-vous laissé choir
Vous amusant à filer en douce ?
Comme envoûtées, indociles !
Me voilà nu, orphelin du culte,
Imbécile, sur ma faim.
Sans doute en vain redoutai-je
Cette fin en dents de scie,
Car enfin je sentis la déveine
M'élancer, me tancer...
Mais pourvu qu'elle vienne
Et m'ôte le goût de vivre
Ivre que je fus d'envie
Ivre que je suis de vous.

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