Mes oreilles sifflent, il boue et brûle mon sang
Un brumisateur géant ! Tuer la torpeur !
Voilà le doux songe qui soulage mon coeur
A l’appel du couchant je deviens moucafou
Dès lors je pique, je vole et rêve tout mon soûl
Qu’on m’arrache la peau ! Qu’on m’octroie la fraîcheur !
Sur l’axe qu’on dit lourd, un enfer à ses heures
Enfin sur les berges d’un fleuve en crue j’échoue
Pour m’oublier, m’abandonner à ses remous
Et de creux en creux jusqu’à l’océan rebondir
Puis j‘ouvre les yeux : « Terre ! ». Haute-Volta, Zaïre ?
Nu comme le ver, je rends l’âme et revis
Parmi les bébés léopards, les ouistitis
Dans un petit village des bords de la Lobé
Je suis à nouveau sage Ô mon jardin secret
Ces pensées-là jaillissent et donnent l’espoir
D’accepter l’auguste sort, sans frayeur ni fard
Partir c’était souffrir, paître loin de vos cieux
Mais avant tout, cher Père, ce fut mourir un peu.

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