Chaque précieux dimanche nous devenons tribu
Pour étancher ta soif Ô fruit défendu
Paillote déserte entre mer et paradis
Qui pour chercher fortune de nous te remplis
Frêles ébauches d’amours mortes, tes nuages
Exhalent jusqu’à nous le souffle des rivages
Mêlent au parfum du goudron la brise marine
Âcre chansonnette qui met d’humeur badine
La fraîcheur de la tomate, sa chair au goût tendre
La coco qui ne s’offre que pour mieux se fendre
Jettent sur nos langues ensablées l’eau divine
Et de la grume alanguie les notes salines
Sèche est la brûlure de l’atone méduse
Qui refroidit l’ardeur pour enseigner la ruse :
« Dans le blanc irisé dort un flasque oasis
Y Planter le bâton étoilé de réglisse »
Dans ton sable moelleux crissent nos pas brûlants
Chassé par le vent le doux rire de l’enfant
Renaîtra pareil aux ombres vagabondes
De ton palmier murmurant « Soyez seuls au monde »

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